Ethel Guéret …à lire si le concert s’étire

…il est né le 1er juillet 1943 à Ottawa!, premier événement heureux de la seconde guerre mondiale. On accorde depuis ce temps un congé férié à ses concitoyens. À l’âge de quatre ans, à la sortie de la messe de 9 h 45, il découvre la musique. Ses parents voient là un signe du ciel et le confient d’abord aux bons soins des religieuses du couvent d’en face et ensuite à ceux d’Hélène Labelle, de Noëlla Vaillancourt et de Paul Larose. Entre sept et vingt ans, il poursuit des études académiques qui s’enfuient à son approche. Pour se consoler, il fréquente le camp musical d’Orford, puis, peu après, le conservatoire à Montréal. Ses professeurs Claude Champagne, Françoise Aubut, Gilberte Martin, Gabriel Cusson, Irving Heller, Clermont Pépin et Gilles Tremblay réussissent à lui inculquer des notions de solfège, d’harmonie, de contrepoint, d’orgue, d’analyse et de composition. Il s’empresse de les oublier en improvisant et en faisant du jazz pour épater ses amis et particulièrement ses amies du conservatoire d’art dramatique…

….après ses études musicales, il amorce une carrière en dents de scie qui sur quarante cinq années, le mènera partout et nulle part. Il commence par composer des chansons. Parmi celles-ci, on en fredonne encore quelques-unes comme « L’âme à la tendresse » et « Demain Matin Montréal m’attend ». À titre d ‘orchestrateur et de directeur musical, il collabore avec Pauline Julien, Claude Gauthier, Monique Leyrac, Pierre Calvé, Renée Claude et plusieurs autres. On lui doit aussi la réalisation du disque « Le Tour de l’île » et des quatre derniers albums de Félix Leclerc. Enfin un grand succès de musique instrumental est venu couronner cette période chanson, un disque éponyme vendu à près de cent mille exemplaires.

…depuis sa rencontre avec Jacques Godbout avec qui il a écrit la comédie musicale sur film IXE-13, la musique pour l’image est devenu son moyen d’expression privilégié. Il a signé celle d’une soixantaine de films pour le cinéma ou la télévision réalisés notamment par Denys Arcand , Michel Brault, Claude Fournier, Francis Mankiewitz, Alain Chartrand, Denise Filiatrault, Claude Miller, André Melançon, Jean Beaudin et Claude Chabrol. Cette passion pour le visuel l’a amené en tout début de carrière à s’intéresser au théâtre musical et à collaborer avec Michel Tremblay pour la comédie Musicale « Demain matin Montréal m’attends » . Plus récemment il a obtenu les droits d’adaptation du roman historique « Paris brûle-t’-il? » de Lapierre et Collins et a écrit conjointement avec le librettiste américain Leonard H. Orr un opéra inspiré de cette œuvre. On attend toujours un producteur….!

…depuis sa plus tendre enfance et sa découverte des œuvres de Palestrina, il voue à la musique de concert un amour particulier. Il en a donc écrit quand sa situation financière le lui permettait… Compositeur inclassable, il écrit en général de la musique « tonale » comme d’autres font de la peinture « figurative »! À cause de cela, et bien que vivant tout à fait à son époque, on ne le considère pas comme un compositeur contemporain. Quoi qu’il en soit, on lui doit une vingtaine d’œuvres qui sont jouées régulièrement en concert au Canada comme à l’étranger. Parmi celles-ci, mentionnons « Les Diableries », Les «Jardins intérieurs », un concerto de violon pour Angèle Dubeau, un de trombone pour Alain Trudel , la « Symphonie imaginaire » jouée récemment par l’OSM, deux concertos de piano dont le premier a été enregistré sur étiquette Deutsche Grammophon par Édith Boivin-Beluse, l’OSM et Charles Dutoit. Il a publié récemment un album compilation de ses œuvres interprétées par lui-même au piano intitulé « Flash Back ». Il termine présentement une série de pièces pour piano qu’il destine à son ami Alain Lefèvre….

…son attrait pour l’écriture musicale ne lui fait pas négliger le sport pour autant. En plus de diriger l’orchestre à l’occasion, (… l’opéra de Paris, la radio Bulgare, Vancouver, Métropolitain du grand Montréal, OSM, OSQ, etc…) il arrive à parcourir annuellement (seul ou avec d’autres) plus de 2000 km en randonnée pédestre. Et bien qu’il patine sur la bottine, Kent Nagano lui a commandé en 2006, la composition d’une oeuvre sur le hockey intitulée « Les Glorieux » en collaboration avec l’écrivain Georges-Hébert Germain….

…tout cela donne faim et soif. Il s’adonne donc également à la gourmandise allant jusqu’à chroniquer sur le sujet dans les journaux et sur les ondes, à écrire quelques petits livres épicuriens pour ses amis des éditions du Boréal et à faire son pain lui-même…

…et comme c’est un verbomoteur impénitent, on lui a trouvé une niche à Espace Musique où il se laisse hebdomadairement aller à ses penchants musicaux, gourmands et sportifs…

…pour couronner le tout, il donne ici et là quelques conférences sur la musique de film…et un récit-récital est en préparation

…enfin il a aussi participé à la réalisation de quatre enfants qui sont les seuls véritables chef d’œuvres de…

François Dompierre

 
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